Le grenelle de l’environnement et les réseaux de chaleur

Été 2015, la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV) a abouti à la constitution de 212 articles visant à renforcer l’indépendance énergétique de la France et à lutter contre le dérèglement climatique.
Ces ambitions portent sur la conception d’un nouveau modèle énergétique pour la France et sur la diminution importante de l’utilisation des énergies fossiles.

Concrètement une série de mesures ont été prises d’une part pour favoriser la croissance économique durable par la création d’emplois pérennes et non délocalisables et d’autre part pour réduire la facture d’énergie du pays et porter la part des énergies renouvelables à 1/3 de la consommation finale dans l’hexagone.

Par conséquent l’ensemble des parties prenantes à la vie économique, les citoyens, les entreprises et les territoires doivent participer au développement des énergies renouvelables et de récupération (ENR&R) pour engager la croissance verte.

Les réseaux de chaleur sont au coeur de la LTECV pour réussir la transition énergétique. La quantité d’énergie les alimentant vise à être multipliée par 5 à l’horizon 2030. Les dispositifs comme la TVA à 5,5% et les aides apportées par l’Etat au travers du Fonds Chaleur permettent ainsi de contribuer à cet objectif vertueux.

Le contexte

La transition est la période pendant laquelle la société passe d’un modèle d’organisation à un autre. Plusieurs scenarii sont envisagés par les états, les énergéticiens et les associations aux niveaux national et mondial. La transition nécessite l’implication de tous.

Quels sont les enjeux et les outils de la transition énergétique ?

Diversifier les ressources

L’énergie que nous utilisons pour nos activités, qu’il s’agisse de faire fonctionner une usine, d’éclairer une ville, de faire rouler un train ou de chauffer un immeuble, génère des émissions de gaz à effet de serre. Ces émissions sont plus importantes si l’énergie utilisée est une énergie « fossile » (charbon, pétrole, etc.).

Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, on utilise de plus en plus les énergies renouvelables et de récupération (bois énergie, solaire, thermique, photovoltaïque, etc.). Ces énergies permettent notamment, via des réseaux de chaleur, d’alimenter des quartiers et des villes. Elles permettent également d’apporter des solutions sur-mesure aux besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire des bâtiments.

Améliorer l’efficacité énergétique

Les bâtiments sont de gros consommateurs d’énergie, en particulier d’énergie thermique. Afin d’améliorer leurs performances, il faut optimiser la maintenance des installations existantes dans la durée, voire les moderniser. En complément, on dispose aujourd’hui d’outils innovants qui permettent de piloter l’énergie au plus près des besoins : des compteurs électriques intelligents, des équipements de supervision de plus en plus performants. C’est ce qu’on appelle le « smart management » qui constitue un axe d’innovation majeur dans la gestion des bâtiments et des quartiers.

Résultats : des économies d’énergie et un meilleur bilan environnemental.

Faire évoluer les comportements

Pour que les efforts déployés par les acteurs de l’énergie sur les volets des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique portent pleinement leurs fruits, il faut que chacun, à son échelle, y apporte sa contribution. Des gestes quotidiens qui peuvent paraître anodins permettent de réaliser des économies d’énergie conséquentes. Par exemple, les lampes basse consommation permettent de consommer 5 fois moins d’électricité et durent 10 fois plus longtemps.

Éteindre la lumière de la pièce que l’on quitte, baisser le chauffage d’un ou deux degrés, dégivrer son réfrigérateur… autant de gestes simples qui, mis bout à bout, forment un maillon indispensable de la transition énergétique. Pour encourager ces gestes, les acteurs de l’énergie ont la responsabilité de sensibiliser tout un chacun.

Se raccorder n’a jamais été aussi facile

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